GUIDECOMPARATIF / CONVOYAGE

Bande, tubulaire, vis, aéroglissière ou élévateur à godets ? Le comparatif

Comparatif des types de convoyeurs pour le vrac — bande, tubulaire, vis, aéroglissière, élévateur à godets — selon la matière, le débit, la distance, l'inclinaison, le confinement, l'énergie et la maintenance.

Bureau d'études Greening9 min de lecture
BELTPIPESCREWAIRSLIDEBUCKET ELEVATORDISTANCE · LIFT · CONTAINMENT · MATERIAL · FOOTPRINT — FIVE AXES, ONE CHOICE
Les cinq types de convoyeurs mécaniques côte à côte, dessinés pour le même service : une bande en auge, un convoyeur tubulaire, une vis, une aéroglissière sur sa pente et un élévateur à godets.

Chaque type de convoyeur est la bonne réponse à un certain service et la mauvaise à la plupart des autres. Les comparaisons ci-dessous sont celles que nous faisons dans la première heure d'une étude : ce que la matière permet, ce que le tracé exige, et seulement ensuite ce que chaque option coûte à l'achat, en exploitation et en maintenance. Le transport pneumatique est volontairement laissé de côté — c'est une autre famille, avec ses propres compromis — de même que les convoyeurs vibrants et à chaîne, dont les niches sont plus étroites.

Quel type de convoyeur pour quelle matière et quel tracé ?

Les cinq types en un coup d'œil
TypeConvient àÀ éviter quandDébitDistanceInclinaison
BandePresque toute matière en morceaux, granulaire ou fibreuse ; forts tonnagesPoussières très fines et sèches sans capotage ; fortes montéesTrès faible à très élevéDe quelques mètres à plusieurs kilomètresLimitée par la matière (couramment ~15–20°) ; davantage avec des bandes à chevrons ou à tasseaux
Convoyeur tubulaireTracés poussiéreux, sensibles aux déversements ou exposés à l'environnement ; parcours en courbeTrès gros morceaux ; parcours courts et simples où une bande est moins chèreFaible à élevéDe quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètresPlus raide qu'une bande ouverte (couramment jusqu'à ~30°)
VisParcours courts, dosage, matières collantes, chaudes ou dangereuses sous capotageMatières très abrasives ou à gros morceaux ; longues distancesFaible à moyenDe quelques mètres à quelques dizaines de mètresToute inclinaison, avec un débit qui diminue quand l'angle augmente
AéroglissièrePoudres fines, sèches et fluidisables (ciment, cendres volantes, alumine, farine crue)Tout ce qui ne se fluidise pas : humide, grossier, fibreuxMoyen à élevéQuelques dizaines de mètres par tronçonEn descente uniquement, sur une légère pente
Élévateur à godetsLevage vertical de poudres, granulés et petits morceaux, y compris chaudsMatières collantes qui ne se déchargent pas ; très gros morceauxFaible à élevéVertical, quelques dizaines de mètresVertical

Le convoyeur à bande

Où il gagne
L'énergie la plus faible par tonne transportée, la gamme de matières la plus large et la plus longue portée. Rien d'autre ne déplace des centaines de tonnes par heure sur un kilomètre à si bas coût.
Où il peine
Les poudres fines et sèches s'échappent en poussière à moins que la bande ne soit capotée ; les inclinaisons sont limitées par ce que la matière tient sur un revêtement lisse ; chaque point de transfert est en soi une source de poussière et de déversement.
Ce dont dépend la conception
Largeur et vitesse de bande selon la masse volumique apparente, la taille des morceaux et l'angle de surcharge ; le choix des rouleaux (angle d'auge et entraxe) ; les transferts (conception des points de transfert) ; le centrage et le raclage.
Profil de maintenance
Rouleaux, racleurs, joints de bavette et la bande elle-même. Prévisible, et réalisée pour l'essentiel depuis la passerelle.

Le convoyeur tubulaire

Où il gagne
Une bande qui s'enroule en tube après le chargement : la matière est confinée sur tout le parcours, le tracé peut suivre des courbes horizontales et verticales, et le brin de retour peut lui aussi transporter de la matière. Idéal là où la poussière, les intempéries ou les déversements comptent et là où la ligne droite est impossible.
Où il peine
Investissement et puissance d'entraînement plus élevés qu'une bande ouverte de même débit ; gros morceaux limités par le diamètre du tube ; les rayons de courbure demandent de la place ; la bande exige du soin pour garder le recouvrement fermé.
Ce dont dépend la conception
Diamètre du tube selon la taille des morceaux et le taux de remplissage, rayons de courbure, conception des panneaux de rouleaux, longueurs de transition au chargement et au déversement. La note sur le convoyeur tubulaire précise quand la bande fermée justifie son coût.
Profil de maintenance
Plus de rouleaux au mètre qu'une bande ouverte, mais aucun déversement à nettoyer et moins de points de transfert, puisque les courbes les remplacent.

Le convoyeur à vis

Où il gagne
La simplicité sous capotage : une seule pièce tournante, pas de bande, pas de racleurs. Bon pour doser en sortie de trémie, pour les matières chaudes ou dangereuses, et pour les liaisons courtes entre machines. Les vis à pas variable sont d'excellents extracteurs.
Où il peine
Les matières abrasives usent vite la spire et l'auge ; les matières fibreuses ou collantes s'enroulent et s'accumulent ; le débit chute fortement avec l'inclinaison ; les paliers intermédiaires des vis longues sont un point d'usure et de bourrage.
Ce dont dépend la conception
Diamètre, pas et vitesse selon le taux de remplissage (une fraction de la section, plus faible pour les matières difficiles), et les détails propres à la matière — voir les convoyeurs à vis pour matières collantes et fibreuses.
Profil de maintenance
Usure de la spire et de l'auge ; paliers intermédiaires ; étanchéités aux extrémités d'arbre. L'inspection impose d'ouvrir l'auge.

L'aéroglissière (transporteur à air et gravité)

Où elle gagne
Une auge fermée munie d'une toile poreuse : de l'air à basse pression fluidise une poudre fine, qui s'écoule alors en descente sur une légère pente comme un liquide. Aucune pièce mobile le long du parcours, très faible puissance, entièrement fermée, silencieuse.
Où elle peine
Elle ne fonctionne qu'avec des matières qui se fluidisent et le restent — des poudres sèches, fines, qui retiennent l'air. L'humidité, les fractions grossières ou les fibres l'arrêtent. Elle ne peut pas monter, et la pente consomme une hauteur qu'un élévateur devra récupérer quelque part.
Ce dont dépend la conception
Pente, largeur, débit et pression d'air, choix de la toile, et avant tout la capacité de la matière à se fluidiser — voir comment fonctionnent les aéroglissières et quand elles ne fonctionnent pas.
Profil de maintenance
État de la toile et qualité de l'air (sec, sans huile). Pour le reste, la plus faible de tous les types présentés ici.

L'élévateur à godets

Où il gagne
Le seul moyen économique de lever une matière à la verticale sur une faible emprise. À bande ou à chaîne, à décharge centrifuge ou continue, il couvre des poudres aux petits morceaux et accepte les matières chaudes avec les bons composants.
Où il peine
Les matières collantes qui ne quittent pas le godet ; les gros morceaux ; tout ce qui ne doit pas être dégradé par la décharge. C'est aussi le plus sensible des cinq à une mauvaise alimentation — un pied sous-rempli ou sur-rempli use vite les godets et la bande.
Ce dont dépend la conception
Le type de décharge selon la matière — voir décharge centrifuge ou continue — puis bande ou chaîne, type et espacement des godets, vitesse, alimentation du pied et géométrie de la tête.
Profil de maintenance
Godets, tension et usure de la bande ou de la chaîne, tambours ou pignons de tête et de pied, surveillance de la température des paliers et de la vitesse. L'accès est vertical : il faut le prévoir.

Comment les types se comparent-ils en coût, en énergie et en entretien ?

Comparaison qualitative pour un service similaire (les chiffres réels dépendent du projet)
BandeTubulaireVisAéroglissièreÉlévateur à godets
Investissement au mètreFaible à moyenMoyen à élevéFaibleFaibleMoyen (par mètre de levage)
Énergie par tonneLa plus faibleFaible à moyenneMoyenne à élevéeTrès faibleMoyenne
ConfinementOuvert sauf capotageFerméFerméFerméeFermé
Dégradation de la matièreFaibleFaibleMoyenneTrès faibleSelon le type de décharge
Sensibilité aux variations de matièreFaibleMoyenneÉlevéeTrès élevéeMoyenne
Accès pour la maintenanceLe long du parcoursLe long du parcoursOuverture de l'augeMinimalVertical — à prévoir

Combiner les types : le schéma d'usine habituel

Les usines réelles utilisent rarement un seul type. Un parcours typique pour une poudre, c'est une réception par bande ou par camion, un élévateur à godets vers un silo, une aéroglissière en sortie vers un poste d'ensachage ou de chargement, et un extracteur à vis à chaque étape de dosage. Un parcours typique pour une matière en morceaux, ce sont des bandes d'un bout à l'autre avec un convoyeur navette pour répartir entre les cases, et un élévateur là où il faut rattraper le niveau. Le savoir-faire est dans les interfaces — chaque changement de type est un transfert, avec toutes les questions de poussière et de déversement qui l'accompagnent — et dans le fait de ne pas pousser un type au-delà de sa zone de confort parce qu'il est déjà sur site.

Le Flow Finder de ce site filtre les équipements que nous concevons et fournissons par besoin, par matière et par secteur ; tous les types abordés ici y figurent. Pour un service qu'aucun type ne couvre proprement à lui seul, notre prestation systèmes de convoyage part exactement de cette comparaison.

LES QUESTIONS QU'ON NOUS POSE

Quel convoyeur convient le mieux aux poudres fines ?

Pour les poudres sèches et fluidisables, l'aéroglissière est la solution la plus économique et la plus propre en descente, et un élévateur à godets ou une vis pour les montées ; un convoyeur tubulaire ou une bande capotée convient aux tracés plus longs ou plus variables. Les bandes ouvertes sont un mauvais choix pour les poudres fines et sèches, à cause de la poussière aux transferts.

Quand un convoyeur à vis vaut-il mieux qu'une bande ?

Pour les services courts, fermés ou dosés — extraction en sortie de trémie, liaison entre deux machines, matières chaudes ou dangereuses — où la simplicité et le confinement comptent plus que l'énergie ou l'usure. Sur de plus longues distances, avec des matières abrasives ou à forts débits, une bande est généralement préférable.

Un convoyeur à bande peut-il monter ?

Oui, jusqu'à l'angle auquel la matière tient sur le revêtement — couramment autour de 15 à 20° pour beaucoup de matières en vrac, moins pour les matières arrondies et coulantes, davantage avec des bandes à chevrons ou à tasseaux. Au-delà, un convoyeur tubulaire, une bande sandwich ou un élévateur à godets est la réponse habituelle.

Quel est le convoyeur le plus économe en énergie ?

Pour le transport horizontal, le convoyeur à bande a l'énergie par tonne la plus faible des types mécaniques ; l'aéroglissière fait encore mieux, mais seulement pour des poudres fluidisables en descente. Les convoyeurs à vis comptent parmi les moins efficaces, à cause du frottement entre la matière, la spire et l'auge.

Comment choisir entre un convoyeur tubulaire et une bande capotée ?

Une bande capotée déverse encore aux transferts et ne peut pas prendre de courbe ; un convoyeur tubulaire confine totalement la matière, accepte les courbes et peut transporter sur le brin de retour. Si le tracé est droit et court et la matière peu poussiéreuse, la bande capotée est moins chère ; si la poussière, les déversements ou la géométrie du tracé posent problème, le tubulaire se rentabilise généralement.